Un site spécialisé dans les aciers électriques
À Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère, l’usine d’ArcelorMittal produit des aciers électriques utilisés notamment dans les moteurs des voitures électriques et hybrides. Le site compte environ 200 salariés et sa capacité est d’environ 140 000 tonnes par an.
Le sommaire
Les aciers électriques sont des tôles fines, enrichies notamment en silicium, découpées puis empilées pour former les stators et les rotors des moteurs. Dans l’automobile, les épaisseurs citées se situent autour de 0,2 à 0,35 millimètre. Une voiture électrique nécessite environ 30 kg de ces aciers pour son moteur.
Des débouchés au-delà de l’automobile
Entre 60 et 70 % de la production du site est liée à la mobilité électrique. Les autres débouchés mentionnés comprennent les machines industrielles, les énergies renouvelables, notamment l’éolien et l’hydroélectricité, ainsi que les équipements de production d’énergie.
Le site est présenté comme le seul producteur français d’acier électrique à grains non orientés, adapté aux moteurs électriques tournants. Les aciers à grains orientés sont, eux, employés dans certains transformateurs.
Une filière française complétée par Mardyck
ArcelorMittal a engagé à Mardyck, près de Dunkerque, une nouvelle filière d’aciers électriques, conçue pour compléter le site lozérien. L’investissement annoncé est de 500 millions d’euros, pour une capacité supplémentaire prévue de 155 000 tonnes par an. Après montée en puissance, la capacité européenne réunissant Mardyck et Saint-Chély-d’Apcher est annoncée à environ 295 000 tonnes par an.
Trois premières lignes sont annoncées pour une mise en exploitation fin 2025 et deux autres sont prévues d’ici 2027. Le projet bénéficie d’un soutien annoncé de 25 millions d’euros dans le cadre de France 2030. Environ 175 salariés sont mobilisés pour cette filière sur les sites de Mardyck et Dunkerque, avec 200 salariés à terme selon les données rapportées.
Modernisation du site lozérien
Un projet de modernisation de Saint-Chély-d’Apcher représente 17 millions d’euros, dont 3,2 millions d’euros provenant de la facilité pour la reprise et la résilience de l’Union européenne. Il vise à rationaliser la consommation d’énergie et à réduire les chutes d’acier.
Les économies d’énergie sont estimées à environ 12 GWh par an, pour une baisse des émissions évaluée à 14 000 tonnes de CO₂ par an.
Articles pour aller plus loin :


