Le groupe italien Marcegaglia prévoit d’investir 1,2 milliard d’euros dans le projet Mistral, à Fos-sur-Mer. L’enveloppe comprend une tranche initialement annoncée autour de 600 millions d’euros et 600 millions supplémentaires présentés lors du sommet Choose France du 1er juin 2026. Il s’agit du montant total du projet, et non nécessairement d’une dépense déjà engagée.
Le projet doit intégrer la production d’acier en amont des activités de transformation du groupe. Il prévoit la construction d’une aciérie électrique et d’un laminoir à chaud, ainsi que la modernisation de l’installation existante, spécialisée dans les aciers spéciaux. Le site concerné est l’ancien site Ascometal, racheté par Marcegaglia en mai 2024.
Deux capacités de production annoncées
L’installation doit produire plus de 2 millions de tonnes d’acier liquide par an. La capacité annoncée pour les bobines laminées à chaud peut atteindre 3 millions de tonnes, en aciers carbone et inoxydables. Ces deux chiffres portent sur des produits différents. La production couvrirait environ 35 % des besoins du groupe en bobines et brames.
Le procédé prévu repose sur un four à arc électrique, la coulée continue de brames et un laminoir à bandes à chaud. L’électricité doit être décarbonée, notamment dans le cadre d’un accord de fourniture évoqué avec EDF. Le groupe indique que la configuration pourrait recourir à des ferrailles recyclées, complétées potentiellement par du fer préréduit bas carbone.
Danieli a obtenu un contrat d’environ 450 millions d’euros pour réaliser l’aciérie et le laminoir. La production doit principalement alimenter les usines de transformation de Marcegaglia en Italie, pour des applications dans les aciers plats, l’automobile, la construction et l’industrie.
Une décision attendue d’ici fin 2026
La décision finale d’investissement est prévue au plus tard fin 2026, sous réserve des autorisations administratives. Les travaux sont annoncés pour 2027 et le démarrage de la production pour 2029. Les informations disponibles ne donnent pas un calendrier unique pour la montée en puissance.
Le groupe présente le projet comme un moyen de sécuriser ses approvisionnements en acier et de réduire sa dépendance aux producteurs extérieurs. Selon Marcegaglia, il s’agirait de la première nouvelle aciérie construite en France depuis plus de cinquante ans. À Fos, la production actuelle du site est indiquée entre environ 90 000 et 150 000 tonnes par an ; le projet la porterait à plus de 2 millions de tonnes d’acier liquide par an.
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