Un procédé de purification modernisé
Arkema déploie le projet Carat — pour « Carling acide acrylique technique » — sur sa plateforme de Carling-Saint-Avold, en Moselle. L’investissement est annoncé à environ 130 à 150 millions d’euros.
Le sommaire
Le chantier prévoit un nouveau procédé de purification de l’acide acrylique, avec plusieurs colonnes de distillation et deux lignes de purification indépendantes. La première unité de distillation a démarré en mai 2026. La mise en service d’une seconde unité était prévue au troisième trimestre 2026, après un arrêt planifié du site en septembre. La pleine capacité opérationnelle était annoncée pour 2027.
Une capacité maintenue, des consommations visées à la baisse
La capacité de production devrait rester proche de 300 000 tonnes d’acide acrylique par an. Le projet vise principalement l’efficacité industrielle, plutôt qu’une hausse des volumes.
Le nouveau procédé doit réduire de 25 % la consommation énergétique de l’étape de purification et de 20 % l’intensité carbone des opérations du site. Il doit également réduire la consommation de solvants et améliorer la gestion des ressources et des déchets.
Les travaux, commencés en 2024, ont mobilisé environ 500 000 heures et jusqu’à 300 intervenants simultanément. Le site emploie environ 380 à 400 salariés, selon le périmètre retenu.
Une plateforme acrylique en France
L’acide acrylique produit à Carling est utilisé notamment dans la fabrication d’adhésifs, de revêtements, de produits de traitement de l’eau et de matériaux absorbants. Carling constitue la seule plateforme acrylique d’Arkema en France et l’une des rares encore présentes en Europe.
Décidé en 2023, le projet bénéficie partiellement d’un soutien public via France 2030, opéré par l’ADEME, ainsi que de financements européens liés à NextGenerationEU.
Articles pour aller plus loin :


