Le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) a présenté, le 23 septembre, une estimation de 950 millions d’euros d’investissements nécessaires en France d’ici 2030. Ce besoin concerne une filière qui compte 178 entreprises, 289 usines de fabrication et 15 000 salariés en 2025.
Le sommaire
Moderniser les équipements et renforcer les capacités
Le parc industriel est majoritairement constitué d’usines construites dans les années 1970, 1980 et 1990. Les besoins recensés portent sur la modernisation des outils de production et l’augmentation des capacités de fabrication, de stockage et d’expédition. Ils comprennent également le renforcement de la sécurité sanitaire et l’adaptation des usines aux épisodes de chaleur.
Le chiffrage repose sur une enquête menée avec La Coopération Agricole Nutrition Animale auprès de 31 répondants, représentant 34 % de la production nationale et 111 usines. Il constitue une estimation des besoins du secteur, et non une annonce d’investissements engagés.
Une cible de 20,8 millions de tonnes en 2030
La feuille de route industrielle vise une production de 20,8 millions de tonnes d’aliments composés en 2030, contre 19,6 millions en 2025. La progression moyenne annoncée est de 1,2 % par an.
À ces besoins matériels s’ajoute un enjeu de recrutement. La filière évoque un besoin de 300 emplois par an pour maintenir l’activité et souligne la nécessité de recruter pour accompagner la croissance.
Des mesures fiscales et réglementaires demandées
Le SNIA présente l’investissement comme un levier de souveraineté alimentaire et de compétitivité industrielle. Il associe son estimation à une demande de soutien fiscal et réglementaire, notamment pour le budget 2027. La simplification administrative et le suramortissement figurent parmi les mesures évoquées.
Cette demande intervient dans un contexte où les fabricants déclarent avoir subi, en 2026, les effets d’événements climatiques et géopolitiques pesant sur la production et les prix.
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