Une réduction d’effectifs dans la division Mobility
Bosch prévoit de supprimer environ 900 postes sur son site de Nuremberg d’ici fin 2029. L’usine compte 1 800 salariés et appartient à la division Mobility.
Le sommaire
Le site fabrique notamment des pompes haute pression pour les systèmes d’injection essence, des composants pour motorisations ainsi que des éléments liés aux piles à combustible et à l’hydrogène. Le projet touche ainsi un établissement engagé à la fois dans les équipements pour moteurs thermiques et dans l’hydrogène.
Le thermique et l’hydrogène sous pression
Bosch relie cette réduction d’effectifs à la transformation de l’automobile : recul du moteur thermique, concurrence accrue des constructeurs et équipementiers chinois, pression sur les prix et demande européenne atone. Le groupe invoque également les difficultés du marché de l’hydrogène et des piles à combustible.
Le projet de Nuremberg s’inscrit dans une restructuration plus large, principalement concentrée sur Mobility. Des annonces antérieures portaient sur 13 000 suppressions de postes en 2025 dans ce périmètre.
L’avenir industriel du site au cœur des discussions
Bosch souhaite traiter le dossier de façon socialement acceptable et ouvrir des discussions avec les représentants du personnel. Un accord de sécurisation du site devait courir jusqu’au 31 décembre 2026 ; les suppressions restent en phase de négociation.
IG Metall et le comité d’entreprise ont vivement critiqué le projet. Ils évoquent un risque de « mort lente » du site et la possibilité d’une fermeture ultérieure si aucun nouveau produit n’est relocalisé à Nuremberg. Leurs critiques portent ainsi, au-delà des effectifs, sur le maintien d’une activité industrielle sur place.
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